RMI : LE COMPTE NY EST PAS
Le Bureau de lAssemblée des départements de France, réuni le 8 février 2005 sous la présidence de Claudy LEBRETON, a examiné les modalités de compensation financière par lEtat du transfert du RMI.
A lunanimité, les Présidents de Conseils généraux, membres du bureau de lADF, ont exprimé une inquiétude croissante, ressentie sur le terrain dans tous les départements. Ils constatent en effet le creusement rapide du décalage financier entre les recettes fiscales affectées par lEtat aux Conseils généraux pour financer le RMI et la réalité des versements faits par ceux-ci aux organismes payeurs, notamment les caisses dallocations familiales.
Le principe de compensation « à leuro près » sans cesse rappelé par le Gouvernement, lannonce dune « clause de revoyure » lorsque les dépenses effectives de lannée 2004 seront connues, ne peuvent suffire à rassurer les départements, confrontés à lampleur de lécart entre les versements de taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) et les dépenses effectives.
Lajustement de 83 millions deuros effectué en loi de finances rectificative 2004 nest pas à la mesure du problème constaté. En effet, lADF estime à 435 millions deuros sur lensemble de lannée 2004 le différentiel recettes/dépenses.
Ce décalage, qui nécessite des réponses appropriées du Gouvernement, augure mal des conditions dans lesquelles vont sopérer en 2005 les premières compensations financières des mesures de décentralisation résultant de la loi du 13 août 2004.
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