Rythmes scolaires : des interrogations demeurent

6 juillet 2011

Rythmes scolaires : des interrogations demeurent

Claudy LEBRETON, Président de l’ADF est satisfait que la question des rythmes scolaires fasse enfin l’objet d’un débat national et que l’enfant soit placé au coeur du système éducatif ; il salue les « nombreux points de convergence » qui purent être trouvés au sein de la conférence nationale sur les rythmes scolaires, dont les conclusions ont été communiquées le 4 juillet 2011.

C’est aussi une satisfaction pour l’ADF que le Ministre reconnaisse l’investissement majeur des collectivités territoriales dans le système éducatif.

D’ailleurs, si l’ADF a fait le choix de participer activement à ce comité c’est aussi parce que les départements sont des acteurs essentiels du dispositif : ils entretiennent et construisent les collèges, ils mettent à disposition des établissements les personnels techniques utiles à leur bon fonctionnement, ils financent souvent l’installation des nouvelles technologies, une part des livres scolaires, ils organisent les transports scolaires et sont en première ligne pour la prise en charge du temps périscolaire.

Pour autant, l’ADF émet quelques réserves :

• elle s’interroge sur les raisons qui poussent le ministre à renvoyer à 2013 la mise en oeuvre des propositions qui font déjà consensus ;

• elle s’inquiète d’une modification des rythmes scolaires qui se traduirait par le seul élargissement d’un temps périscolaire, transférant la charge exclusivement aux collectivités territoriales ;

• elle se demande pourquoi l’État ne souhaite pas assumer la nouvelle organisation en 9 demi-journées à l’école et transfère cette compétence au département, qui lui-même pourrait la déléguer aux communes ou intercommunalités, alors qu’une compétence de l’État en la matière offrirait l’avantage d’une prise de décision uniforme à toutes les écoles ;

• elle rappelle que des propositions sur les rythmes scolaires n’exonère pas le gouvernement d’une réflexion sur les moyens offerts à l’éducation nationale et sur ce point redit les difficultés qu’entraine une suppression massive de postes d’enseignants tant en primaire qu’en secondaire pour l’avenir même des élèves.

Claudy LEBRETON sera donc très attentif aux prochaines déclarations du Ministre, prévues pour l’automne, et tient à faire savoir que les départements de France demeurent ouverts au dialogue et à la négociation sur l’ensemble de ces sujets.

Le communiqué de presse